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Les bases de la création de BD

Flux de travail du storyboard manga : transformez une scène en pages lisibles

Un storyboard manga, souvent appelé name, est un brouillon de pagination où l’on teste les beats narratifs, l’ordre des cases, le cadrage, l’espace pour les dialogues et les tournants de page avant l’illustration finale.

Publié par Équipe éditoriale LlamaGenMis à jour

Une séquence de storyboard de manga fantastique imprimée en noir et blanc à côté d’une tablette sur le bureau d’un créateur.
Scène IA utilisant une illustration pédagogique originale de LlamaGen : des pages de storyboard examinées ensemble dans une configuration de bureau pratique.Les scènes générées par IA utilisent nos illustrations pédagogiques originales dans des mises en page imprimées et numériques préparées par nos soins.

Réponse rapide

Écrivez une phrase pour résumer le changement de la scène, listez uniquement les beats visibles nécessaires pour le montrer, esquissez ces beats à l’échelle d’une page, puis vérifiez l’ordre de lecture, l’espace pour les dialogues, la continuité et l’effet de révélation au tournant de page avant de dessiner ou générer les cases finales.

Ces références expliquent les bases du métier. Les exercices originaux ci-dessous sont des exemples LlamaGen ; les auteurs ne soutiennent pas LlamaGen.

Une suite d’images déconnectées

  1. Un lieu dramatique sans action suivante

  2. Un portrait sans nouveau beat

  3. Un indice sans observateur

Une séquence de storyboard causale

  1. Présentez les coursiers et la destination

  2. Reliez la lanterne à l’indice

  3. Montrez l’arrêt et la décision de la corde

Le storyboard révisé relie géographie, indice, réaction et réponse. Les dessins restent volontairement bruts pour que la page puisse encore évoluer.

Illustration pédagogique originale avec des personnages fictifs ; il ne s’agit ni d’une BD client ni d’une capture d’écran du produit.

Planifiez la scène avant de peaufiner les cases

Un storyboard est utile parce que les décisions restent faciles à modifier. Gardez des dessins suffisamment bruts pour pouvoir déplacer, fusionner ou supprimer des cases sans toucher à de l’art finalisé.

Énoncez le changement de scène
Indiquez ce qui a changé à la fin : un personnage apprend que le pont est dangereux, décide de traverser ou perd de vue un compagnon. Chaque case a ainsi une raison d’exister.
Listez les beats observables
Transformez l’explication en éléments visibles pour le lecteur : un câble fissuré, une botte qui s’arrête au bord, une lanterne qui se déplace dans le brouillard. Gardez les informations internes dans les dialogues ou les légendes seulement lorsque l’image ne peut pas les porter.
Esquissez à l’échelle de la page
Dessinez la double page ou la page entière sous forme de petites cases. Comparez la place relative de la mise en place, de la réaction et du payoff avant de choisir des angles de caméra détaillés.
Réservez l’espace pour le lettrage
Placez des bulles approximatives tant que la page reste flexible. Laissez de la marge près du chemin de lecture prévu et vérifiez que le texte traduit peut s’allonger sans couvrir un visage ou un indice.

Vérifiez la séquence, la continuité et le tournant de page

Une case forte ne peut pas rattraper une séquence confuse. Lisez l’esquisse comme une page, puis comme une partie des pages voisines.

Gardez le lecteur orienté
Réutilisez un repère visuel, une direction d’écran ou un plan d’ensemble lorsque la caméra bouge. Si les personnages changent de côté sans raison claire, redessinez la transition avant le rendu.
Variez la distance des plans avec intention
Utilisez un plan large pour situer le pont, un plan moyen pour l’interaction et un gros plan pour l’indice décisif ou la réaction. La variation seule n’est pas un beat narratif.
Placez la révélation avec intention
Quand le format permet un tournant de page, gardez la réponse hors de la page précédente. En format défilant, testez l’endroit où la révélation entre dans l’écran d’un téléphone plutôt que de supposer une pause fixe.
Coupez les répétitions
Si deux vignettes transmettent la même action et la même émotion, fusionnez-les ou donnez à la deuxième case une conséquence nouvelle. Conservez la répétition seulement lorsque le moment retenu est intentionnel.

Exemple concret : traverser le pont aérien brisé

Deux coursiers doivent atteindre une tour avant qu’une tempête ne se referme sur eux. L’un voit que le câble du pont a cédé ; l’autre s’avance déjà.

  1. Case 1

    Montrez la tour, le vide et les deux coursiers à l’entrée du pont. Gardez la destination et la travée brisée visibles dans une seule image plus large.

  2. Case 2

    Rapprochez-vous : un coursier lève une lanterne tandis que l’autre remarque un câble effiloché. Réservez un espace clair au-dessus d’eux pour un court échange.

  3. Case 3

    Utilisez un gros plan sur le câble rompu et la botte de tête qui s’arrête au bord. C’est le moment de décision, pas un détail décoratif.

  4. Case 4

    Terminez avec le deuxième coursier qui fixe une corde pendant que la tempête masque une partie de la tour. L’action répond au danger et prépare la page suivante.

Le storyboard passe de la géographie à l’interaction, à l’indice, puis à la décision. Si le câble n’apparaît que dans le gros plan, les cases plus larges doivent tout de même montrer assez de structure du pont pour que le détail semble appartenir au même lieu.

Pages de BD au quotidien

Un livret manga tenu en main et une séquence de pages correspondante montrant les mêmes coursiers et le même pont aérien.
Scène IA utilisant une illustration pédagogique originale de LlamaGen : la séquence de pages vérifiée à une taille de lecture tenue en main.

Comparez une suite d’images avec un storyboard causal

Conservez les mêmes coursiers, le pont, la lanterne, le câble rompu et la décision. Ne changez que l’ordre des informations.

Une suite d’images déconnectées

  1. Un plan large dramatique de la tour et du pont.
  2. Un portrait rapproché du premier coursier.
  3. Un gros plan sur un câble rompu sans montrer qui le remarque.

Une séquence de storyboard causale

  1. Présentez les deux coursiers, l’entrée du pont et la tour à atteindre.
  2. Montrez le premier coursier lever la lanterne pendant que le second remarque le câble.
  3. Montrez le câble et une botte qui s’arrête au bord, puis la décision liée à la corde.

Comment comparer

  1. Dessinez les deux versions en petites cases, sans ombrage ni visages finalisés.
  2. Écrivez la nouvelle information narrative sous chaque case. Si une case n’apporte rien, révisez-la ou supprimez-la.
  3. Suivez le chemin de lecture à travers les cases et les bulles approximatives dans le sens prévu, de gauche à droite ou de droite à gauche.
  4. Montrez les vignettes à quelqu’un qui n’a pas le script et demandez-lui où se trouvent les personnages, ce qu’il a remarqué et ce qu’il a choisi. Notez les points de confusion au lieu d’expliquer la page.

À observer

La version révisée doit permettre de déduire le danger et la réponse à partir de la séquence. Elle peut encore nécessiter une autre image d’établissement si la tour, le vide ou la position des personnages restent flous.

Ce que cet exercice ne peut pas prouver

Cet exercice d’origine est un contrôle éditorial, pas une étude d’ergonomie mesurée ni la promesse qu’un même nombre de cases convient à tous les genres de manga.

Avant de publier : relisez la page

  • Pouvez-vous décrire le changement de la scène en une seule phrase ?
  • Chaque case ajoute-t-elle une action visible, une réaction, un indice ou un changement de contexte ?
  • L’ordre de lecture et l’ordre des paroles sont-ils clairs à l’échelle d’une vignette ?
  • Les repères visuels et la direction d’écran maintiennent-ils les personnages dans un espace compréhensible ?
  • Avez-vous testé le tournant de page ou le viewport mobile où la révélation apparaît ?

Questions fréquentes

À quel niveau de détail doit être un storyboard manga ?

Assez détaillé pour tester la composition, l’ordre de lecture, l’espace des dialogues et la continuité, mais assez brut pour être révisé rapidement. Le rendu final n’est pas l’objectif.

Un storyboard manga est-il la même chose qu’un script ?

Non. Un script consigne l’histoire, l’action et les dialogues ; le storyboard répartit ces beats dans des cases et des pages pour que vous puissiez examiner la séquence visuelle.

Puis-je utiliser des cases générées par IA dans un storyboard ?

Vous pouvez utiliser des images générées comme support visuel temporaire, mais vous devez quand même vérifier vous-même le cadrage, la continuité, l’espace pour le lettrage et les détails des personnages. Une image générée ne valide pas la séquence.

Sources et lectures complémentaires

Passez à l’étape suivante de votre workflow BD

Planifiez un temps fort visible, essayez l’outil adapté, puis vérifiez le résultat vous-même. Ces guides ne promettent pas d’analyser ou de corriger automatiquement votre BD.